Règles monoroue électrique : règles à respecter en gyroroue pour éviter la CHUTE !

Règles monoroue électrique : les règles à respecter en gyroroue pour éviter la CHUTE !

Pourquoi les monoroues électriques peuvent décrocher ? Les Règles monoroues à respecter pour éviter la chute : « La règle de trois »

La pratique de la monoroue électrique comporte plus de risques que celle des autres véhicules tels que trottinette, skate etc … et il est essentiel de les avoir à l’esprit lorsqu’on circule sur sa roue.

Pour maintenir l’équilibre du pilote, la roue produit un couple de rattrapage important. Ce couple n’est pas nécessairement lié à la vitesse ou à la puissance. Chaque roue possède ses propres limites et en particulier un couple maximum. Si elle est contrainte à excéder son couple maximum elle décroche et représente un sérieux risque de chute.

Nous voyons apparaitre des roues plus petites, plus puissantes, plus légères les unes que les autres. Cependant, bien qu’essentiel pour la sécurité de l’utilisateur, la notion de couple maximum reste encore peu exploitée dans le cadre de la communication des fabricants.

Attention aux idées reçues une roue plus puissante n’est pas synonyme d’un meilleur couple maximum : la puissance donne la fausse intuition d’une roue que l’on peut brusquer alors que le couple maximum est souvent le même car prévu pour gravir des côtes de 30% environ.

Le couple dépend de la force de frottement et d’entrainement qu’applique le pneu sur la route.

Il est la résultante de toutes les forces que subit le système roue-pilote.

Plusieurs paramètres déterminent ce couple et chacun a une importance non-négligeable !

Règle de sécurité importante : ne jamais cumuler plus de deux de ces paramètres

  1. La vitesse : le frottement de l’air augmente avec le carré de la vitesse ; c’est-à-dire qu’à 30km/h le couple lié à la vitesse est 4 fois plus important qu’à 15km/h, 6 fois plus à 36km/h et 10 fois à 47km/h ! ce paramètre est doublement pénalisant car le couple maximum des moteurs brushless diminue avec la vitesse
  2. La pente : sur du « plat » pas d’effort supplémentaire mais en côte, il faut élever le poids roue-pilote en proportion de la pente. Ce paramètre est retors car on ne ressent aucunement le surcroit d’effort à gravir une côte sauf à se rappeler comment s’eut été difficile en vélo ! et attention aux descentes ! si le vélo retrouverait des ailes, la roue a le même couple à gérer négativement et la descente doit être considérée comme paramètre aggravant
  3. L’accélération : l’accélération crée une force proportionnelle à la masse du système roue-pilote. l’accélération à elle seule peut dépasser les caractéristiques de la machine même à basse vitesse et engendrer le décrochage, c’est la raison pour laquelle il ne faut jamais se jeter en avant ou en arrière et toujours effectuer les changements de vitesse en douceur un freinage est une accélération négative et doit être considéré comme un paramètre aggravant. attention une accélération violemment induite par réflexe peut être dangereuse ! la peur peut engendrer l’apparition de réflexes potentiellement dangereux ! traverser un passage piéton alors que le feu des voitures passe au vert peut par exemple inciter le conducteur a donner une accélération trop brusque qui le faire chuter.
  4. Le frottement du pneu : non négligeable il peut même générer un couple très important avec un pneu sous-gonflé. les pilotes les plus costauds doivent apporter un regard attentif à ce paramètre. pour tous : si la jante choque un angle de trottoir sans amortissement du pneu cela crée une pointe de couple destructrice.
  5. L’obstacle : un bateau, un nid de poule, un dos d’âne, bref tout ce qui interrompt la planéité du terrain est générateur de couple ponctuellement comme l’est une pente mais en pire ! par exemple, pour une roue de 16’’, un bateau de 3cm correspond à une pente de 40%, un trottoir de 5cm 65% !!! autant dire que l’on dépasse nettement les caractéristiques de la machine, heureusement le phénomène ne dure pas longtemps et le système l’accepte ponctuellement
  6. Le terrain accidenté (chemin de terre, foret etc…): attention, il correspond à des obstacles les uns derrière les autres, ce n’est plus un phénomène isolé, le couple engendré peut rapidement créer une surchauffe
  7. Le poids pilote : le poids augmente le couple en proportion pour tous les autres paramètres, même la vitesse ! car la surface apparente d’un pilote lourd est surement plus importante !
  8. La raideur du pilote : l’amortissement c’est le lissage des pointes de couple, c’est important pour éviter les pointes de courant. la seule suspension de la machine se résumant au pneu, il est important d’adopter une position souple sur sa roue, c’est-à-dire jambes fléchies et détendues. La position est désagréable dans un premier temps mais la pratique régulière renforce les tendons sous le genou et la position devient naturelle en une semaine. ceci évite également de se faire surprendre par une saignée mal rebouchée sur la route ou une plaque de bitume disparue.

Complément d’information sur le couple

Le couple demandé à la machine se ressent au poids que le pilote applique en bout de pédale et serait en principe limité au poids pilote x la demi-longueur de la pédale.    

Pourtant la machine subit d’autres accélérations que celle de la pesanteur, que ce soit une accélération recherchée par le pilote ou une réception d’obstacle, le couple demandé peut vite doubler ou bien plus encore …

Le couple à grande vitesse dépend beaucoup de la tension de batterie, ainsi les performances sont nettement dégradées batterie déchargée.

Cumuler au moins 3 de ces paramètres vous rapproche du risque 100%

Par exemple :

  • Passer rapidement un bateau avec un pneu mal gonflé = 3 = danger
  • À basse vitesse accélérer devant un obstacle les jambes raides = 3 = danger
  • Même à basse vitesse une accélération vio-len-te = 3 = danger
  • Accélérer en cote à vitesse importante = 3 = danger
  • Rouler vite sur un dos d’âne les jambes raides = 3 = danger
  • Un pilote de 100kg (130kg habillé + la roue) qui roule vite dans une cote = 3 = danger

Évidemment un pilote > 100kg ne devrait pas maintenir un deuxième paramètre de manière soutenue et doit donc éviter les hautes vitesses, les trottoirs les pentes trop raides etc…

Pour rouler en toute sécurité sur le long terme, n’usez que d’un paramètre à la fois

Vous pouvez ponctuellement cumuler 2 paramètres de manière raisonnable

One Comment On “Règles monoroue électrique : règles à respecter en gyroroue pour éviter la CHUTE !”

  1. Merci de tout ces renseignements, une question, je voudrais partir pour un long périple, je voudrais attelé une petite remorque à l’arrière, qu’en pensez-vous ?

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