Cinq questions sur la roue électrique (article Francetv)

Cinq questions sur la roue électrique (article Francetv)

Cinq questions sur la roue électrique, le nouveau joujou qui envahit les trottoirs

 

(article Publié par Marie-Adélaïde Scigacz le http://www.francetvinfo.fr/sciences/high-tech/cinq-questions-sur-la-roue-electrique-le-nouveau-joujou-qui-envahit-les-trottoirs_1057117.html)

 

Un utilisateur de roue électrique dans une rue de Nancy, le 2 juillet 2014.
Un utilisateur de roue électrique dans une rue de Nancy, le 2 juillet 2014.

Les amateurs assurent qu’ils se déplacent plus vite, avec, en prime, l’impression de voler ou de glisser sur le bitume, libres de leurs mouvements. Mais, pour les non-initiés, les adeptes de la gyroroue restent des extraterrestres. Pour l’instant.

Benjamin et Arnaud travaillent tous les deux dans l’informatique, dans un bureau situé non loin de l’une des places les plus célèbres de Paris, la place du Trocadéro. Pour effectuer les quelques kilomètres qui séparent leurs appartements de leur lieu de travail, les deux collègues ont abandonné le bus et le métro. Leur nouveau moyen de déplacement ? La roue électrique, cet engin bizarre qui fleurit sur les trottoirs depuis quelques mois, et qui vous a peut-être intrigués, vous aussi.

Son utilisation est encore confidentielle – les jeunes Parisiens branchouilles l’adorent –, mais son utilité n’est pas totalement absurde : la roue électrique permet de circuler rapidement, debout sur une petite roue, les pieds calés de part et d’autre de l’appareil. Pour accélérer, il suffit de se pencher en avant et, pour freiner, de se redresser. Ces derniers mois, des centaines de Français l’ont adopté. “2015 est sans conteste l’année de la gyroroue”, se réjouit Christophe, le fondateur de la boutique Mobility Urban, à Toulouse. L’occasion de vous présenter ce petit cousin du Segway.

Comment ça s’appelle, au juste ?

“Roue électrique”, “monoroue”, “roue gyroscopique”, “gyroroue”, “monocycle électrique”, “e-roue”Ces engins, pourtant commercialisés depuis 2011, se cherchent encore une identité….

A part à faire le malin, ça sert à quelque chose ?

“C’est un vrai mode de déplacement, pas un truc d’allumés, assure Christophe. Les gens voient d’abord l’aspect ludique, mais on leur montre que cela n’est pas uniquement fait pour un usage récréatif.” Arnaud, notre informaticien parisien, roule ainsi en moyenne une dizaine de kilomètres par jour, pour se rendre à son travail, mais aussi pour faire ses courses….

C’est quand même très casse-gueule, non ?

La plupart des utilisateurs l’assurent : le fonctionnement de la roue électrique s’adopte très vite. Courant août, les journalistes du quotidien 20 Minutes ont testé un modèle dans les rues de Paris. Verdict : “Une fois la peur et l’appréhension de l’objet surmontées, on finit par dompter la bête, assure Camille Tombret. Après plusieurs essais (…), l’e-roue est facilement accessible.”

“L’astuce, recommande la journaliste de 20 Minutes, c’est de prendre son courage à deux mains, la stabilité de l’engin vous empêche de tomber. Si vous paniquez, c’est la roue qui tombe à votre place. Pas besoin d’avoir des dons en sports de glisse ou de l’équilibre, tout est question de gérer son stress.”

A Paray-le-Monial (Saône-et-Loire), Christian Verduron s’apprête pour sa part à commercialiser son “Steerpod”, une roue à laquelle il a fixé un siège. L’engin serait plus stable. “On retrouve des sensations proches du ski, raconte Christian Verduron. Une personne de plus de 60 ans qui fait du sport n’aura pas de problème à s’en servir.” De là à y voir un fauteuil roulant du futur…